Des élèves en marqueterie de Landerneau font un premier don à la SNSM de Camaret

Mercredi après-midi, les bénévoles de la SNSM de Camaret ont eu la joie d’accueillir sur le canot de la station Hugo et Adrien, élèves de la section marqueterie du lycée de l’Elorn, à Landerneau, accompagnés du proviseur, Thierry Lapalme, de Carole Kerlan, professeur, ainsi que Jean-Yves Besselièvre et Lénaïc L’Aot-Lombart, du Musée national de la Marine de Brest. La petite délégation a remis un premier don à la station camarétoise à l’issue d’une visite détaillée du canot, effectuée par Pierre Desseyn et Malo Castillon.

Dans le cadre de l’exposition « Razzle Dazzle » à Brest

Claire Ferré, présidente de la station, a rappelé la genèse de ce premier don : « Les élèves de la filière marqueterie se sont associés dans le cadre de l’exposition « Razzle Dazzle : l’art contre-attaque ! », autour de la Grande Guerre, au Musée national de la Marine, à Brest (octobre 2017 à décembre 2018). L’exposition était consacrée au système de camouflage Razzle Dazzle et à son influence sur l’art. Ils ont ainsi proposé des réalisations pour camoufler le remorqueur « Abeille Bourbon ». À l’issue de l’exposition, les œuvres uniques (dessins préparatoires et marqueteries) ont été proposées à la vente. Il fut décidé que l’argent de cette vente serait intégralement reversé à la station camarétoise. C’est pourquoi, pour les remercier, nous les avons invités à venir constater de visu à quoi servent les dons que nous recevons ».

 

40 essences de bois différentes

Carole Kerlan, le professeur, précise : « Neuf élèves ont réalisé des silhouettes du remorqueur et son reflet dans l’eau, en hommage au travail des sauveteurs. Pour cela, ils ont utilisé jusqu’à 40 essences de bois différentes, découpant jusqu’à 550 pièces, parfois minuscules pour obtenir l’effet désiré ».

Et Jean-Yves Besselièvre de conclure : « Notre volonté était de prêter le musée pour faire découvrir ce superbe travail, qui méritait de rester accroché aux murs du musée durant la durée de l’exposition ».

Publié dans Le Télégramme le 17 janvier 2020

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