Réfugiés espagnols. Quatre lycéens ravivent leur mémoire en poésie

Soutenus par les guitares mélancoliques d’Hervé Lauret et Jade Pennarun, Mathilde, Inès, Juliette et Théo ont livré une prestation poétique émouvante, mercredi, à la médiathèque.

La gravité et la poésie ont envahi la médiathèque avec une intensité peu commune, mercredi après-midi. Alignés face à un public fédéré par le silence respectueux, Mathilde Merrien, Inès Kerbadou, Juliette Briant et Théo Pichard ont redonné vie aux fusillés de la guerre civile espagnole. Federico García Lorca en première ligne. D’autres grands auteurs espagnols témoins de cette atroce lutte fratricide en renforts. Totalement investis dans leur mission de transmission de la force des mots, soutenus par les guitares mélancoliques d’Hervé Lauret et Jade Pennarun, les quatre élèves de terminale en section européenne-espagnol à l’Élorn ont touché l’assistance en puisant dans des passages puissants de Pablo Neruda, Antonio Machado, Lydie Salveyre ou José Sanchis Sinisterra. Sans oublier la lecture d’extraits de documents d’archives de la Ville signalant le passage de réfugiés républicains entre 1937 et 1939. Leurs parents, leurs amis, le professeur concepteur du projet Éric Le Moal, les particuliers intéressés par le sujet, venus garnir les rangs des spectateurs, peuvent leur accorder une excellente note pour cette leçon d’émotion maîtrisée.

© Le Télégramme – Publié le 23-02-2018

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