Lycée de l’Élorn. Vincent Calvez détend l’image des sciences.

Les maths sont partout. Loin d’effrayer Vincent Calvez, cette réalité stimule l’enthousiasme du chercheur au CNRS de Lyon. Il l’a partagé en mode ludique avec des premières S de l’Élorn, mercredi après-midi.

Chercheur au CNRS de Lyon, Vincent Calvez a accordé un après-midi au lycée de l’Élorn pendant ses vacances, mercredi. Le prix 2016 de la société mathématique, décerné pour ses travaux sur les bactéries, répondait amicalement à l’invitation de Véronique Le  Rest, prof de maths au lycée public. « C’est une journée particulière. Tous les 14 mars (ou 3-14 pour les Américains), l’Académie de Rennes célèbre le « Pi-Day », visant à promouvoir les maths, au travers d’approches différentes des cours, dans les établissements scolaires de la Région », note l’enseignante landernéenne. La présence du chercheur originaire de Brest (bac à L’Harteloire) ne pouvait pas mieux tomber. Il incorpore les maths à toutes les sauces. Jusque sous les pattes des crapauds invasifs d’Australie, son sujet d’étude du moment dont il a présenté les grandes lignes aux trois classes de première S de l’Élorn.

La clé des casse-tête


La suite du programme de cette visite spéciale n’a pas manqué de soulever de nouveaux motifs d’étonnement. Si le chercheur n’a pas emmené la grosse malle à surprise du CNRS pendant ses congés, quelques éléments de son contenu ont été répliqués par les profs de maths landernéens ? super pointus en système D ? et disposés sur plusieurs tables. Cartes, tours de passe-passe, casse-tête, énigmes diverses et sous chaque jeu une règle mathématique que les élèves devaient tenter de débusquer. « Cela montre une image détendue, ouverte, de la science. Si on joue le jeu pendant 10-15 minutes, la solution est trouvée. Ce qui apporte de la satisfaction personnelle », témoigne Vincent Calvez. « En tant que prof de maths, c’est ce que nous cherchons aussi pour nos élèves », confirme Véronique Le Rest. Le mystère des maths est très exagéré. Il suffit souvent d’effort et de volonté pour le percer…
Publié dans Le Télégramme le 16 mars 2018.

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